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Impossible

LA THÉORIE DE L’IMPUISSANCE APPRISE

L’impuissance apprise est un terme désignant une condition dans laquelle un individu ou un animal a fait l’expérience d’un comportement rapproché du désespoir, du renoncement et de la dépression.

Il s’agit d’un état psychologique, résultat d’un apprentissage dans lequel le sujet fait l’expérience de son absence de maîtrise sur les évènements survenant dans son environnement (peu importe la valence positive ou négative de l’événement).

Dans la 1re partie de l’expérimentation de Steve Maier, trois groupes de chiens sont attachés à un harnais. Dans le premier groupe, les chiens sont simplement attachés à leur harnais durant une courte période et ensuite libérés. Les groupes 2 et 3 restent attachés. Le groupe 2 subit intentionnellement un choc électrique, que les chiens peuvent arrêter en pressant un levier. Chaque chien du groupe 3 est attaché en parallèle à un chien du groupe 2, subissant un choc de la même intensité et de la même durée, mais ceux du groupe 3 n’ont pas la possibilité d’arrêter le choc. Le seul moyen pour un chien du groupe 3 d’échapper au choc est qu’un chien du groupe 2 actionne son levier. Les chiens du groupe 3 ne peuvent donc pas agir par eux-mêmes pour échapper au choc.

Au bout du compte, les chiens des groupes 1 et 2 se sont rétablis rapidement de leur expérience, tandis que les chiens du groupe 3 ont appris à être impuissants et ont montré des symptômes similaires à la dépression chronique.

Dans la 2e partie de Seligman et Maier, ces trois groupes de chiens ont été mis dans un nouveau dispositif avec un petit muret qu’il suffit de sauter pour éviter le choc. Pour une très grande partie du parcours, les chiens du groupe 3, qui avaient précédemment appris que rien ne pouvait arrêter les chocs, restaient passivement immobiles et gémissaient.

Bien qu’ils auraient facilement pu échapper aux chocs, les chiens n’ont pas essayé.

Ainsi lorsqu’un animal est soumis à des « stimulations nociceptives inévitables, celui-ci renonce à tout comportement d’évitement [il se résigne à] l’immobilité. Ce comportement persiste même lorsque les stimulations nociceptives sont évitables. ». Toutefois si l’expérimentateur intervient auprès des chiens devenus apathiques pour les tirer lors de l’envoi du choc électrique de l’autre côté du muret, il sort de cet état d’impuissance apprise. Cette expérience a aussi été faite avec des souris. Les conclusions sont identiques.

Seligman en tire quelques conclusions : le traumatisme réduit la motivation à répondre, les expériences traumatiques interdiraient l’apprentissage de nouvelles réponses. Cet état serait un des facteurs de la dépression et/ ou de l’anxiété. Cette expérience, tendrait à l’adoption par le sujet, animal ou humain, d’une attitude résignée ou passive. Cette impuissance est « apprise » car elle se généralise même aux classes de situations dans lesquelles l’action du sujet aurait pu être efficace.

Source wikipedia
Voir aussi Henri Laborit  »L’inhibition de l’action »

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